Patrimoine

Patrimoine cultuel - Patrimoine cultuRel Reportage

, par de Rouville Brigitte

PATRIMOINE CULTUEL - PATRIMOINE CULTUREL
conserver, restaurer, valoriser,... et reconvertir


« un patrimoine qui ne manque pas.... d’air »

C’est ce slogan assez curieux qui m’a un peu poussée à m’inscrireafin d’assister à ce colloque d’une journée ! rassurez vous je ne vais pas vous rendre compte de 8 heures de travaux animés pas 16 intervenants entendus par 130 participants.

Non simplement quelques remarques ou idées assez simples mais qui amènent à la réflexion sur les thèmes de la conservation, de la restauration, de la valorisation et de la reconversion du patrimoine cultuel.

En entrée en matière précisons que la france compte environ 100 000 monuments dont

  • 90% représentent le patrimoine religieux avec 50% d’églises paroissiales (soit 45 000 – 30% ont été construites au XIXe siècle) dont 40 000 appartiennent aux communes et 5000 aux diocèses, dans leur immense majorité non classées
    • 2500 mosquées
    • 1000 synogogues.
      En Rhône Alpes 5782 édifices dont 92 % catholiques, 4% protestants, 3% israelistes et 1% musulmans.

A/ POUR CONSERVER LE MONUMENT , IL FAUT :

  • avant une décision, une expertise fiable et une bonne connaissance du lieu
  • donner vie au bâtiment (animer et ouvrir sans relâche) car un bâtiment fermé est un monument « mort » ; le vol a toujours existé, effectivement c’est un risque !
  • En équipe, et en accord avec les autorités religieuses, proposer des activités culturelles, humanitaires ou communautaire.
Marché couvert de Sarlat - une des anciennes églises

POUR RESTAURER UN PATRIMOINE MENACÉ :

Le cercle vertueux de l’entretien : détecter en amont les travaux, retarder les gros travaux, et maintenir l’ouverture.

Entretenir c’est : obligatoire, économique et performant.

Un monument menacé : absence d’entretien c’est à terme un arrêté de péril délivré qui annonce des travaux onéreux et une expertise elle aussi onéreuse.

Quant à l’abandon c’est la vente ou la démolition assurée.

Afin de financer malin : réaliser les travaux nécessaires en temps voulu ce sont des dépenses justes ; étaler les travaux dans le temps et les plus urgents c’est dépenser au bon moment.

Les financements peuvent évoluer entre 60% et 80 % par les subventions extra-communales sans oublier le mécénat de proximité dont il faut user. Attention, il faut dépenser, mais pas sans compter !

POUR VALORISER LE PATRIMOINE RELIGIEUX il faut avoir à l’esprit que le 1er patrimoine bati français consiste en des établissements religieux qui sont des musées gratuits ouverts toute l’année et bien souvent tous les jours.

La présence de ce patrimoine est un vecteur identitaire (rappelons nous l’affiche de François Mitterand avec dans le fond une église !) ; c’est un espace de cohésion social, un outil de rayonnement local et national, un atout touristique (qu’il soit isolé seul ou en groupe)

POUR RECONVERTIR :

Il faut comprendre que Détruire n’est pas enrichir mais, malheureusement ce n’est pas un phénomène nouveau (révolution de 1791 à 1793) ; qu’il n’est jamais trop tard, toute église peut être sauvée !

« Ce n’est pas toujours une question d’argent mais une question de bonne volonté de mobilisation collective » J.L. Hannebert.

Mais depuis la loi de séparation de l’Église et de l’État, en 1905, l’entretien des bâtiments revient aux communes qui n’ont pas toujours les moyens !

PENSER OU REPENSER L’USAGE :

Actuellement il y a 2600 églises désaffectées ; bien sûr il faudrait privilégier l’usage cultuel car il faut être ambitieux, mais nous pouvons néanmoins favoriser un usage compatible et universel gratuit.En france, et à toute époque des églises ont été réhabilitées ; citons par exemple à Sarlat une église transformée en marché couvert. Certaines églises sont devenues hôtel restaurant, mairie, cinéma, hopital, des batiments de stockage, de logement… Des églises vont encore disparaître car certains villages eux aussi vont disparaître ; le regroupement de communes ne va pas arranger les choses si l’on ajoute le fait qu’il y a de moins en moins de prêtres… au 19e siècle entre 1820 et 1860, 100 églises ont ainsi disparues. Sur le long terme, 1 église sur 3 disparaitra.

Eglise avant réhabilitation

Plan de l’église réhabilitée en logements

Voilà les quelques propos entendus et recueillis auprès de 2 intervenants : Maxime CUMUNEL, Délégué général de l’Observatoire du Patrimone Religieux et Bruno MOREL, Architecte DPLG, Ingénieur TPE et Architecte du Patrimoine.


Pour en savoir plus sur ce sujet, nous vous proposons de consulter les sites :

www.patrimoine-religieux.fr/
patrimoine.blog.pelerin.info/
patrimoine.blog.pelerin.info
http://www.clochersenperil.fr/
www.latribunedelart.com